La cohabitation

Quand on adopte un animal, on se pose souvent des questions à propos de la cohabitation entre individus de même sexe ou non.

Cet article est là pour vous donner un peu plus d’informations sur ce sujet.

Cohabitation entre femelles :

Il faut savoir que les femelles sont strictement grégaires, elles doivent donc vivre minimum à deux, sans quoi elles seraient malheureuses ! Il faut cependant toujours bien vérifier si la cohabitation fonctionne car il se peut que certains individus ne s’entendent pas. Il y a même eu des cas particuliers, rares, de femelles qui n’acceptaient pas la vie en groupe.

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Cohabitation entre mâles :

On dit souvent que les mâles sont solitaires… Ce qui n’est pas toujours vrai. En effet, dans la nature, les souris vivent en groupe, mâles et femelles confondus. Mais en captivité, faire cohabiter des mâles s’avère risquer. Il ne vaut donc mieux pas tenter soi-même. Cependant, de plus en plus d’éleveurs travaillent la cohabitation entre mâles. Si vous adoptez dans l’un d’eux, il sera tout à fait possible de prendre deux individus et de les faire cohabiter ensemble.

Cohabitation mâle – femelle :

La souris est un animal qui se reproduit très vite et on ne se lance pas dans la reproduction comme ça. Pourtant on voit de plus en plus de souris de compagnie mâles et femelles vivre ensemble sans soucis, tout simplement par ce que les mâles sont castrés. En effet, vu que l’entente entre mâles est assez compliquée, il est conseillé en Allemagne par exemple de faire castrer le ou les mâle(s) pour pouvoir les faire cohabiter avec des femelles sans soucis de reproduction.  Sachez toute fois que l’opération à un coup parfois très élevé suivant les vétérinaires et comporte un risque, comme toute opération.

 

 

Mâle ou femelle ?

Lorsque l’on souhaite adopter, nous nous demandons souvent si il faut mieux adopter un mâle ou une femelle… Alors on fait des recherches et on peut souvent lire que les mâles sont plutôt câlins et attachants, tandis que les femelles sont plus indépendantes. Mais il s’agit tout simplement d’idées reçues ! Une femelle peut être très attachante tandis qu’un mâle peut être très indépendant. En fait, tout dépend du caractère de l’animal, chaque individu est unique, sachez-le !

Pour vous aider dans votre choix, nous avons établit une liste de ce qu’il faut savoir concernant les femelles et les mâles, cela pourrait ainsi mieux vous guider.

Adopter une femelle :

  • Si vous souhaitez adopter une femelle, sachez que ce n’est pas une mais deux minimum ! En effet, les femelles sont grégaires et ont besoin de vivre à plusieurs. Seule, elle serait malheureuse.
  • Qui dit deux souris ou plus, dit un plus grand espace ! (voir les dimensions), et plus c’est grand, mieux c’est. Donc veillez à avoir un espace chez vous qui puisse accueillir un habitat adapté à vos compagnons.
  • Avoir plusieurs animaux, c’est aussi avec plus d’accessoires, en double. Comme par exemple la roue qui pourrait être un sujet à conflit si il n’y en a qu’une.
  • Plusieurs souris, c’est avoir un budget plus élevé concernant la nourriture notamment mais également le vétérinaire. Il faudra pouvoir faire face aux imprévus.
  • Si on a deux individus et que l’un d’entre eux vient à décéder, l’autre risque de s’ennuyer voir de déprimer ! Si c’est le cas, il faudra prévoir l’adoption d’une seconde souris non pas pour remplacer la défunte mais pour le bien de celle qui reste.

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Adopter un mâle :

  • Un mâle doit être adopté seul car si la cohabitation entre mâles n’est pas travaillée, elle partira très vite en bagarre ! Mais sachez que l’idéal serait d’avoir un mâle castré et une ou plusieurs femelles.
  • Avoir un seul individu, ce n’est pas forcément avoir un petit habitat. En effet, un animal seul a besoin de s’occuper, il faut donc lui proposer un assez grand habitat pour y réaliser divers aménagements et pour que l’animal ait de l’espace.
  • Une souris mâle seule aura tendance à s’ennuyer bien qu’il ait ce dont il a besoin comme un habitat adapté, divers accessoires etc… Il aura besoin d’une présence. Il est donc important de pouvoir lui consacrer beaucoup de temps et des sorties à l’extérieur de son habitat au quotidien. (attention, plusieurs souris ont également besoin de compagnie de leur humain ainsi que de sorties !)
  • Il faut aussi savoir que la plupart des mâles dégagent une odeur assez forte, qui n’est pas appréciée par tout le monde.

 

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L’habitat

Comme nous l’avons déjà dit, la mastomys est encore très méconnue. Ainsi pour une mastomys de compagnie, on conseillera le même minimum que pour une souris ce qui est ridiculement petit (en dehors de ce site basé sur les normes allemandes, vous trouverez que 900cm² sont les dimensions conseillées…) et encore bien plus petit si se sont des animaux élevés pour l’alimentation des reptiles où ils vivront avec le minimum vital, entassés dans des boîtes d’élevage, le plus souvent.

Mais nous avons retrouvé les minimums allemands qui ont été étudiés pour que les mastomys y soient à l’aise. C’est pourquoi nous vous recommandons un minimum de 100x50cm de base pour 3 mastomys. Cela peut paraître très grand voir exagéré pourtant se sont les dimensions adaptées à ces animaux, qui sont assez imposant par rapport aux souris et de plus, doivent vivre en groupe.

Cet habitat devra contenir :

  • une bonne couche de litière de 15cm minimum
  • une litière complémentaire (rafle de maïs)
  • beaucoup d’accessoires permettant aux animaux de grimper
  • beaucoup de cachettes (cabanes, tunnels…)
  • un abreuvoir adapté
  • des objets naturels à grignoter
  • du foin
  • de la terre à bain (les mastomys vivants en milieux désertique donc sableux à l’état sauvage)
  • si vous souhaitez leur proposer une roue, 28cm sera le strict minimum, plus grand étant conseillé

 

L’alimentation

Comme la souris domestique, les mastomys sont omnivore mais leur alimentation est basée sur les graines.  Vous pouvez trouver un mélange adapté sur la boutique en ligne miamster.

Vous pouvez lui proposer également des aliments frais, à condition d’effectuer comme il faut une transition de chaque nouvel aliment dans l’alimentation de l’animal. Sachant que les fruits (ainsi que les légumes sucrés comme la carotte) sont à donner 1 à 2 fois par semaine en quantité raisonnable car ces aliments sont considérer comme friandises pour nos compagnons.

Ce petit rongeur demande un certain apport en protéine, et les seules sources de protéines adaptées sont les insectes.

En résumé, l’alimentation de la mastomys reste très proche de celle de la souris domestique. Si vous avez besoin de plus de détails, nous vous invitons à cliquer ici pour voir l’intégralité des fiches proposées sur l’alimentation.

 

Biographie

La mastomys est un nac encore très méconnu. En effet, ce petit rongeur est à ce jour très utilisé en tant que proie dans le milieu de la terrariophilie, sa taille se situant entre le rat et la souris fait de lui un repas idéal pour la pluparts des reptiles. Pourtant on commence à la trouver chez certains, en tant qu’animal de compagnie, malgré les nombreux préjugés qu’on lui porte !

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A l’état sauvage, on reconnaît plusieurs espèces de mastomys (les espèces que l’on peut trouver en France sont Mastomys coucha et Mastomys natalensis) qui vivent en Afrique, dans le sud du Sahara. Elles aiment les savanes sèches et humides mais profitent également des terres cultivées de l’Homme où, comme la souris domestique, elles creusent des terriers. C’est un animal à tendance nocturne qui mesure entre 10 et 15cm et atteint un poids variant de 40 à 90 gr, mais cela dépend de l’individu. Comme sa cousine la souris blanche, c’est également un rongeur grégaire, il faut donc en adopter 2 au minimum et 3 de préférence.

Bien qu’elle vit dans des régions arides à l’état sauvage, en captivité il est important de la maintenir à une température s’élevant à 20-22° bien qu’elle puisse supporter un peu moins.

En France, on peut trouver des mastomys auprès de terrariophiles les élevant comme proies, se ne seront donc pas des animaux élevés dans le but de la compagnie.

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Avant d’adopter…

Différentes personnes souhaitent adopter une ou plusieurs souris pour diverses raisons :

– elle ne demande pas un gros budget

– elle n’a pas besoin de beaucoup d’espace

– elle ne demande pas beaucoup de temps

– elle est un animal adapté aux enfants

Or ces différentes raisons sont souvent fausses.

– En effet, une souris ne coûte pas cher et on ne peut pas dire que les accessoires de base sont à prix exorbitants !            Mais il faut compter un habitat spacieux, une alimentation adaptée etc… Et il ne faut pas non plus négliger le  vétérinaire, la souris étant un animal assez fragile. Elles peuvent être victimes de pathologies diverses et peuvent aussi nécessiter une chirurgie par exemple. Alors bien que la souris ne soit ni un chien, ni un chat, elle reste un être vivant que l’on doit  prendre en charge jusqu’au bout. Si vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas financer un
vétérinaire spécialisé ainsi que des conditions de vie adaptées pour votre souris, alors n’adoptez pas.

– La souris ne mesure que quelques centimètres pour quelques dizaines de grammes. Donc elle est un animal de très  petite taille ! Mais ne vous fiez pas aux apparences. Bien souvent, les êtres les plus petits demande un certain espace  pour se dépenser et avoir des conditions de vie adaptées. La souris est une grimpeuse, il lui faudra donc un habitat avec  une certaine hauteur mais bien qu’elle aime l’escalade, elle passe beaucoup de son temps au sol. La base de l’habitat  n’est donc pas à négliger. Donc ne vous dites pas qu’une toute petite cage suffira à ses besoins…

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Cage d’1m de long, pour 1 à 6 souris

– La souris est plus ou moins indépendante, en fait tout dépend de l’individu. Deux femelles nécessiteront  moins de temps qu’un mâle seul par exemple, à qui il faudra consacrer du temps pour éviter l’ennui. Mais il ne suffit  pas de les nourrir et changer leur cage, non, elles ont besoins d’interactions avec leur maître, de sorties à l’extérieur de leur habitat… Ce qui demande du temps de la part de leur propriétaire.

– La souris n’est pas un animal adapté aux enfants. Tout d’abord par ce qu’elles demandent un certain budget, des connaissances pour que l’on puisse bien s’occuper d’elles. Le mode de vie de certaines est parfois opposé à celui de l’enfant et il faut savoir que ce petit rongeur n’est pas une espèce docile qui reste tranquille lors de la manipulation. Elle est plutôt très vive et curieuse de nature, il faut pouvoir la prendre en main… Chose que les jeunes enfants ne sont pas toujours capables de faire…

Ainsi comme pour tout animal, une future adoption demande une certaine réflexion mais aussi des renseignements auprès de sources de confiances et les bonnes questions à se poser pour savoir si vous êtes prêts à adopter.

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Alors, acceptez- vous de :
-Lui donner une cage, une alimentation, une litière et des accessoires adaptés ?
– Prendre plusieurs souris si ce sont des femelles et au contraire laisser un mâle seul ?
– Aller chez un vétérinaire NAC en cas de soucis de santé ?
– Passer du temps avec elles tous les jours ?
– Nettoyer quotidiennement la cage si cela est nécessaire ?
– Ne pas la réveiller le jour pour la voir ?
– Ne pas forcément avoir une souris câline ?
– Etre toujours présent si un enfant souhaite la manipuler ?
– La faire garder ou la prendre avec vous pendant les vacances ?
– Supporter l’odeur ?
– Et êtes vous sur de ne pas être allergique ?

Si tout est bon, foncez !

Où adopter ?

Le lieu d’adoption de votre future souris doit être mûrement réfléchi, en effet les conditions de vie et d’élevage sont différentes d’un lieu à un autre et cela peut avoir un impact sur les animaux, en général sur leur comportement ou leur santé.

Lorsque l’on souhaite adopter un petit rongeur, le premier lieu d’adoption qui nous vient en tête est bien souvent l’animalerie. Mais ici, nous sommes contre l’adoption en animalerie c’est pourquoi nous vous conseillerons de ne pas adopter là bas.

Mais si les animaleries sont déconseillées… Où adopter alors ?

Sachez que les animaleries ne sont pas les seules à proposer des petits rongeurs ! En effet vous avez de multiples choix concernant le lieu d’adoption de votre souris, les-voici donc ci-dessous :

• Les associations

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Oz, adopté via une association

Les associations récupèrent des animaux maltraités, abandonnés… En France, de plus en plus d’associations spécialisées en NACs ouvrent leurs portes et elles sont un lieu d’adoption. En adoptant là bas, vous permettez à l’animal de vivre une nouvelle vie. En association, avant la mise à l’adoption, les animaux sont soignés et socialisés. Vous connaissez son caractères, ses préférences puisque la généralité des rongeurs sont placés dans des Familles d’Accueil qui les connaissent alors comme leur poche et vous permet de mieux connaître l’animal et ses besoins. Les petits inconvénients de l’adoption en association sont le fait de tomber sur un animal peut être déjà âgé et qui a des soucis de santé dû à son passé, donc il est possible qu’il soit adopté mais sous traitement par exemple. En échange de cette adoption, l’association demandera une petite participation financière de votre part.

• Les élevages

Bien entendu, on parle de bons élevages qui élèvent des souris pour compagnie, qui travaillent la morphologie, le comportement, la santé de ces animaux et qui ont des reproducteurs de bonne lignée, sans tares. Ainsi ne prenez pas un petit particulier pour un bon éleveur parce qu’il a quelques souris d’animalerie et leur fait faire des portées. En France, nous avons la chance de voir l’élevage de la souris domestique se développer. Ainsi il n’est pas compliqué de trouver un bon élevage et on peut désormais faire appel au covoiturage si la distance entre chez vous et l’élevage se fait trop longue. Une souris d’élevage sera sûrement plus chère qu’une souris adoptée en animalerie ou particulier, mais il s’agira d’une souris bien dans ses pattes, plus costaude et issue de bonnes lignées sans tares génétiques.

dsc_1612• Le rehoming

Les élevages font souvent cela. Le rehoming consiste à replacer des reproducteurs âgés ou des souris destinées à la reproduction mais qui au final ne sont pas faites pour reproduire (« mauvaise » maman, de trop petite taille arrivée à l’âge adulte…). L’inconvénient est en effet qu’ils ne sont plus tout jeunes, ni trop vieux non plus bien sûr, mais cela permet d’avoir une souris d’élevage ayant un caractère bien défini, en bonne santé et qui n’a pas besoin d’être apprivoisée.

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Golden’s Blue Lagoon, dans sa nouvelle famille grâce au Rehoming !

• Le sauvetage

Vous pouvez également faire un sauvetage de souris, par exemple en adoptant chez un particulier élevant des souris comme proie (pour les reptiles) ou même dans un laboratoire, qui n’hésitent pas à céder leurs animaux. Ainsi vous sauverez un animal et lui apporterez une nouvelle vie. L’inconvénient, c’est de tomber sur des rongeurs plutôt craintifs et qui risquent d’avoir des soucis de santé à cause de mauvaises conditions de vie ou d’une mauvaise sélection.

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Taboo, issu d’un sauvetage

• Les particuliers

On trouve beaucoup de petites annonces sur le net, comme sur Leb*nc*in. Vous trouverez des particuliers qui replacent leurs animaux, par exemple une portée surprise d’une souris venant d’animalerie ou pour cause de déménagement, d’allergies… Adopter auprès d’un particulier, c’est souvent permettre à l’animal de vivre dans de bonnes conditions de vie. Par contre évitez absolument les portées voulues, ainsi vous ne cautionnerez pas les mauvais élevages.

Les animaleries

Quand on souhaite adopter un petit rongeur, les lieux que sont les animaleries viennent souvent en tête.

Nous sommes beaucoup à penser ou à dire que l’adoption en animalerie n’est pas conseillée, car :

– Les animaux vivent dans de mauvaises conditions de vie (cages minuscules, copeaux de bois, mauvaise alimentation…).

– Les vendeurs sont, en général, incompétents, et donc apportent de mauvais conseils.

– Souvent, mâles et femelles sont ensembles dans la même cage, on peut se retrouver avec une femelle gestante (et donc une future portée).

– Il y a des risques d’adopter un animal blessé ou malade.

– …

Ce qui n’est pas faux, malheureusement. Alors on conseille d’adopter dans une bonne animalerie où les animaux sont séparés par sexe, sur du chanvre avec des cachettes et jouets, dans des cages propres… Sauf que l’adoption dans une « bonne » ou « mauvaise » animalerie revient au même.                                                                                                     Effectivement, adopter en animalerie c’est sauver un animal. Ce n’est pas faux. Mais c’est aussi en condamner au moins une dizaine donc cautionner à la maltraitance animale en quelques sorte…

Pour comprendre cela il ne faut pas se diriger vers l’animalerie en elle même, mais la provenance de ses animaux. Vous êtes surement nombreux à avoir demandé la provenance des animaux, et on vous a gentiment répondu : « nous achetons les animaux auprès de bons éleveurs de la région »… Soit, une réponse fausse. Ne faites jamais confiance aux vendeurs…

Pour illustrer la triste réalité, voici une vidéo (on peut y voir des images choquantes, attention aux personnes sensibles)

https://www.youtube.com/watch?v=QQAwvIqV9E8

Il s’agit d’un « élevage » américain. Mais que ce soit en France, aux USA ou en Chine, la provenance des animaux adoptés en animalerie est la même. Tous proviennent d’élevages grossistes, ils y vivent entassés, Les femelles sont destinées à se reproduire dès qu’elles le peuvent, leur petits à peine ou non sevrés leur sont retirés pour être vendus aux animaleries, puis à force de se reproduire, d’allaiter, elles meurent d’épuisement (si ce n’est pas d’une blessure ou d’une maladie) et si ce n’est pas le cas et qu’elles ne peuvent définitivement plus se reproduire… elles sont de suite éliminées. Les animaux vivent dans des conditions inconfortables, mal nourris, mal abreuvés, ils marchent, vivent dans leurs excréments, ils se reproduisent alors qu’ils sont de la même lignée…

Pour donner un exemple, un éleveur grossiste doit vendre en moyenne un 50aine de petits rongeurs par jour pour pouvoir vivre de son métier. Même s’il le voulait, il ne pourrait jamais apporter de bonnes conditions de vie à ses animaux et ne peux non plus veiller sur des milliers de rongeurs en même temps. Donc il ne faut pas espérer un changement positif de ce côté là, et les lois n’interviendront pas non plus.

Les petits des « reproducteurs » sont ensuite vendus aux animaleries, puis adoptés. Ainsi lorsqu’on adopte là bas, on cautionne à cette maltraitance. Donc réfléchissez bien et pensez à ces animaux, considérés comme de simples biens… Surtout qu’il existe beaucoup d’autres choix permettant d’adopter.

Les différentes litières

Lorsqu’on a un petit rongeur, il faut choisir une litière qui recouvrira la totalité de la base de son habitat. Mais il ne faut pas prendre ce choix à la légère. En effet, il est très important d’opter pour une litière adaptée à votre animal pour sa santé et son confort.

Avant toute chose, sachez que la litière « parfaite » n’existe pas et que même celles conseillées peuvent représenter un certain degré de danger, par exemple le risque d’occlusion selon le type et la quantité ingérée par l’animal. Ainsi il est très important de surveiller le comportement et l’utilisation de votre compagnon, à l’égard de sa nouvelle litière.

attention N’achetez surtout pas de litières « parfumées », elles contiennent des produits chimiques (même si les litières en question sont dites naturelles) qui sont nocifs pour vos compagnons.

• Les litières conseillées :

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– Le chanvre : c’est la litière la plus conseillée, elle est plutôt confortable, absorbante tout en étant abordable. De plus, on la trouve facilement. Cependant, si le chanvre est de mauvaise qualité il se peut qu’il soit poussiéreux, cela pouvant causer des soucis à des souris ayant un appareil respiratoire fragile. Des allergies au chanvre ont déjà pu être déclarées par des propriétaires également mais cela reste rare.

– Le lin : cette litière ressemble au chanvre mais elle a l’avantage d’être plus douce et plus compacte. De plus elle ne dégage pas d’allergènes et pas ou peu de poussière, une bonne alternative si on a des souris fragiles. Si on se débrouille, on peut trouver du lin à prix abordable également.

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– Le cellulose : très prisée aux USA, cette litière est à base de fibres de cellulose, aussi utilisées pour la confection de papier toilette par exemple. Elle est très confortable, compacte et absorbante, les souris adore l’utiliser pour leur nid. Par contre, elle a un certain coût.

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– La rafle de maïs : elle est très inconfortable pour l’animal. Le fait qu’elle soit dure permet l’usure des griffes de vos souris lorsqu’elles grattent et creusent dedans. Elle est à utiliser seulement en tant que litière complémentaire.

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– Le foin : il n’est pas absorbant et serait déconseillé car plutôt poussiéreux. Mais du foin de bonne qualité, soit vert, bien sec, composée de diverses variétés d’herbes, sans tiges dures et bien stocké ne pose pas de problème. Bien entendu il n’est pas à utiliser en tant que litière mais comme complément. Vous pouvez le mélanger à la litière principale pour la rendre plus compacte et ajouter de l’épaisseur, mettre une grosse poignée pour que votre souris s’y cache, le grignote et l’utilise pour son nid. Si vous avez peur des parasites qu’il pourrait contenir (ce qui ne devrait pas être le cas d’un foin de qualité), vous pouvez le mettre quelques minutes au four

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• Les litières néfastes :

p1000511– Les copeaux de bois : les copeaux de bois sont généralement issus d’arbres résineux. Mais au contact avec l’urine, des toxines (le phénol) sont dégagées et attaquent les voies respiratoires de l’animal. Le fait qu’ils soient néfastes ou pas est un long débat… Nous vous invitons donc à lire l’article écrit à propos de cette litière : Les copeaux de bois .

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– Les granulés de bois : certains sites les conseillent pour leur bonne absorption. Le problème est qu’ils sont inconfortables, qu’ils ne permettent pas à la souris de creuser d’éventuelles galeries et que si elles en ingère, elle risque la mort très rapidement.

– La litière minérale : c’est la plus utilisée pour les chats mais certains l’utilisent pour leurs rongeurs. Sachez qu’elle est inconfortable et également nocive.

– La paille : Certains se trompe en achetant de la paille au lieu du foin. La paille est très peu confortable, difficile à ingérer et est composée de brins aux extrémités dures et coupantes pouvant blesser votre animal.

– La terre à bain : à l’état sauvage la souris ne vit pas dans un milieu sableux / désert contrairement aux hamsters et gerbilles par exemple. Elle n’en a donc pas besoin, de plus le fait qu’elle soit fragile côté respiratoire ne peut lui permettre une utilisation sans soucis de santé.

– Le papier journal : certains l’utilise pour plus d’absorption mais ce n’est pas naturel et l’encre utilisée est très toxique en cas d’ingestion, surtout que la souris a tendance à ronger ce genre de matériau.

Les copeaux de bois

Dans le monde des petits rongeurs, on a du mal à se faire une opinion sur les copeaux de bois, qui peuvent être une litière autant déconseillée que conseillée, selon les site… Cet article vous permettra d’en savoir plus sur cette litière qui est bien souvent au coeur de débats.

– Une litière très utilisée…
Les copeaux de bois sont plutôt confortables, dégagent une odeur agréable, permettent une bonne absorption et en plus c’est une litière à faible coût, d’où son utilisation pour nos petits compagnons.
Sa description générale la fait passer pour une litière de qualité et adaptée à nos animaux.
Or, saviez-vous que la plupart des copeaux de bois sont un véritable danger pour eux ?

– Pourquoi sont-ils à bannir ?
Les copeaux que l’on trouve sont en général issus d’arbres résineux (épicéas, sapins…), arbres très répandus par chez nous en France. Le problème, c’est que les copeaux (bien qu’ils soient dépoussiérés… Ou pas) s’avèrent poussiéreux et dégagent des molécules toxiques.

• Au contact de l’urine, une substance naturelle se dégage des copeaux de résineux: le phénol. Il est toxique et très corrosif pour les organismes vivants. Un faible pourcentage de cette substance est suffisant pour attaquer, brûler les voies respiratoires des animaux vivants en permanence sur des copeaux et qui respirent ces dégagements toxiques. Seuls les individus très fragiles luttent difficilement contre ses molécules, les animaux « en forme » vont voir leur système immunitaire fonctionner à plein régime contre le phénol et à force, une fatigue physique s’installera. Ainsi, un animal affaibli sera plus sujet à divers virus et bactéries. Si les gros problèmes respiratoires ne viennent pas avant. Cette substance peut aussi provoquer des problèmes cutanés ainsi que des troubles nerveux et des cancers dans les plus « graves » des cas.

• Les diverses molécules, substances et la poussières peuvent engendrer des allergies (très fréquentes chez le cochon d’Inde en général) : soucis cutanés, boutons, plaques rouges, éternuements, démangeaisons, pododermatites…  et aggraver les problèmes respiratoires déjà présents.

• Les copeaux de cèdres (résineux) contient de l’acide plicatique venant d’essences naturelles qui est une conséquence de pathologies du foie, de problèmes respiratoires et dermiques.

• Les copeaux de pins (résineux) contiennent de la résine refermant de l’acide abiétique, les agressions qui lui sont associées sont les mêmes citées ci-dessus.

– Et les copeaux de feuillus ?
Effectivement, les copeaux de feuillus peuvent être une alternative. Ils ont de nombreux avantages dont le fait qu’ils soient compacts et permettent ainsi des galeries qui tiennent.
On les trouve difficilement en France. Mais certains pays tels que le Canada, la Suisse ou l’Allemagne en fournissent sur le commerce. Par contre, ces copeaux risques d’être eux aussi poussiéreux et donc provoquer des problèmes de santé… Vérifiez donc qu’ils soient bien dépoussiérés.

• On ne peut pas faire la différence entre des copeaux de résineux et des copeaux de feuillus. N’achetez donc pas n’importe quel paquet de copeaux ! En général, il est précisé sur le paquet de quels arbres proviennent les copeaux.

• Il faut savoir que certains feuillus peuvent être nocifs par la présence de substances naturelles toxiques pouvant engendrer les mêmes conséquences que les copeaux de résineux.
Nous pouvons prendre comme exemple le tremble européen (venant de production européennes) qui sont d’une toxicité évidente puisque ces arbres absorbes des métaux présents dans les sols.
Vérifiez donc que la provenance des copeaux soit d’arbres qui ne sont pas nocif.

– Les idées reçues : 
« mes hamsters n’ont jamais eu de soucis avec les copeaux (de résineux) »
Un animal qui est en permanence sur des copeaux de bois sera forcément attaqué par les substances toxiques, le phénol en particulier. Son système immunitaire luttera contre tant qu’il peut et sachez que chez des animaux peu affaiblis, les symptômes ne sont pas perceptibles. De plus, ils voient leur moyenne de vie réduite. En suite, nous pouvons prendre comme exemple les fumeurs, certains seront gravement attaqués (cancers, problèmes respiratoires…) par tout ce que contient la cigarette tandis que d’autres pourtant fumeurs n’en souffriront pas. Avec les animaux et les copeaux, c’est à peu près pareil.

« des meubles, jouets sont faits en résineux et pourtant ce n’est pas un danger pour nous… »
Comment peut-on comparer des petits animaux au système immunitaire et respiratoires fragiles et ayant une moyenne de vie plutôt courte à l’être humain ? Cela est absurde surtout que l’être humain ne vit pas dans une cage sur des copeaux de bois…

« Le chanvre ou autre litière conseillé est plus cher que les copeaux »
C’est sur que si on va acheter le petit paquet de chanvre de 10 – 30L dans le rayon animalier, le prix risque d’être très élevé par rapport aux copeaux. Mais si on se tourne sur internet, on trouve facilement des litières adaptées aux prix abordable. Et si on cherche bien des les rayons jardineries ou équins, on peut trouver du paillis de chanvre ou de lin en gros conditionnement (10 à 15euros les 20kg).
Après, en ce qui concerne les litières complémentaires tels que le rafle de maïs, il est vrai que le coût est élevé… Mais en cherchant bien, on peut également trouver quelque chose qui puisse nous convenir !

– Etudes scientifiques :

  • Burkhart, Carol A. & Robinson, James L., (1978) High rat pup mortality attributed to the use of cedar-wood shavings as bedding. Laboratory Animals, 12, pg. 221-222 :Taux de mortalité élevé chez les nouveaux nés, attribué à l’utilisation de copeaux de cèdres comme litière.
  • Vaughan, T.L. and S. Davis, (1991) Wood Dust Exposure and Squamous Cell Cancers of the Upper Respiratory Tract. American Journal of Epidemiology, 133 (6), p. 560-4 : Exposition à la poussière de bois et cancers des cellules squameuses des voies respiratoires supérieures.
  • Harriman, Marinell (1989) Litterboxes and Liver Disease. House Rabbit Journal, I (12) p.8-9 : Litières et cancer du foie (chez le lapin).