Mâle ou femelle ?

Lorsque l’on souhaite adopter, nous nous demandons souvent si il faut mieux adopter un mâle ou une femelle… Alors on fait des recherches et on peut souvent lire que les mâles sont plutôt câlins et attachants, tandis que les femelles sont plus indépendantes. Mais il s’agit tout simplement d’idées reçues ! Une femelle peut être très attachante tandis qu’un mâle peut être très indépendant. En fait, tout dépend du caractère de l’animal, chaque individu est unique, sachez-le !

Pour vous aider dans votre choix, nous avons établit une liste de ce qu’il faut savoir concernant les femelles et les mâles, cela pourrait ainsi mieux vous guider.

Adopter une femelle :

  • Si vous souhaitez adopter une femelle, sachez que ce n’est pas une mais deux minimum ! En effet, les femelles sont grégaires et ont besoin de vivre à plusieurs. Seule, elle serait malheureuse.
  • Qui dit deux souris ou plus, dit un plus grand espace ! (voir les dimensions), et plus c’est grand, mieux c’est. Donc veillez à avoir un espace chez vous qui puisse accueillir un habitat adapté à vos compagnons.
  • Avoir plusieurs animaux, c’est aussi avec plus d’accessoires, en double. Comme par exemple la roue qui pourrait être un sujet à conflit si il n’y en a qu’une.
  • Plusieurs souris, c’est avoir un budget plus élevé concernant la nourriture notamment mais également le vétérinaire. Il faudra pouvoir faire face aux imprévus.
  • Si on a deux individus et que l’un d’entre eux vient à décéder, l’autre risque de s’ennuyer voir de déprimer ! Si c’est le cas, il faudra prévoir l’adoption d’une seconde souris non pas pour remplacer la défunte mais pour le bien de celle qui reste.

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Adopter un mâle :

  • Un mâle doit être adopté seul car si la cohabitation entre mâles n’est pas travaillée, elle partira très vite en bagarre ! Mais sachez que l’idéal serait d’avoir un mâle castré et une ou plusieurs femelles.
  • Avoir un seul individu, ce n’est pas forcément avoir un petit habitat. En effet, un animal seul a besoin de s’occuper, il faut donc lui proposer un assez grand habitat pour y réaliser divers aménagements et pour que l’animal ait de l’espace.
  • Une souris mâle seule aura tendance à s’ennuyer bien qu’il ait ce dont il a besoin comme un habitat adapté, divers accessoires etc… Il aura besoin d’une présence. Il est donc important de pouvoir lui consacrer beaucoup de temps et des sorties à l’extérieur de son habitat au quotidien. (attention, plusieurs souris ont également besoin de compagnie de leur humain ainsi que de sorties !)
  • Il faut aussi savoir que la plupart des mâles dégagent une odeur assez forte, qui n’est pas appréciée par tout le monde.

 

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Bons ou Mauvais élevages ?

Dans cet article nous allons apprendre à reconnaître les bons des mauvais élevages, et ainsi pouvoir mieux éviter ces derniers.

Tout d’abord il faut savoir qu’un élevage prend du temps à se monter. Cela demande de la disponibilité, de l’argent, de la place et un certain nombre de connaissances.

attentionSi les points suivants ne sont pas respectés, n’adoptez pas là bas ou vous cautionneriez et aideriez à se développer un élevage qui ne se préoccupe pas de ses souris, ni des ses adoptants.

  • L’éleveur doit avoir un plan de travail, c’est à dire une couleur et/ou un marquage définie sur lequel se concentrer pour l’améliorer. Cependant la santé et le caractère passent en priorité, puis le respect du standard de l’espèce (voir l’article Les différents types).
  • Les souris reproductrices doivent être d’une lignée connue, sans problème de santé, avec une bonne  »forme » et un bon caractère.
  • Les installations doivent respecter les normes de taille du pays, être sécurisées et propres.
  • Les femelles doivent être adultes avant de reproduire, et ne pas faire de portées coup sur coup.
  • Le sevrage des souriceaux doit être respecté. Les femelles peuvent donc être adoptées à 6 semaines après être restés avec leur mère, et les mâles à 4 semaines, période de la séparation des sexes.
  • Toutes les souris de l’élevage doivent avoir une nourriture adaptée, correspondant à l’âge de la souris et sa condition (plus riche pour les femelles gestantes ou allaitantes, les souriceaux et les malades) ainsi que de l’eau fraiche à volonté tout les jours dans une gamelle ou un abreuvoir.
  • Elles auront également de bon matériaux pour faire leur nid, des jouets, une roue adaptée et une bonne litière (voir article Les différentes litières)
  • L’éleveur se préoccupe de l’avenir de ses souris chez l’adoptant. Il demande des informations et s’assure que les souris auront tout ce qu’il leur faut dans leur nouvelle famille. En retour il donne des conseils, répond aux questions et fournit des photos de l’animal ainsi que de la nourriture au moment de l’adoption en cas de transition.
  • Pour finir il doit avoir un vétérinaire NAC compétent en cas de soucis de santé.

Tout ces points sont importants et prouvent l’engagement de l’éleveur pour sont élevage. Il faut savoir que ces personnes font cela avant tout par passion et perdent plus d’argent qu’ils n’en gagnent.

Les mauvais éleveurs quand à eux entassent la plupart du temps leur souris dans de petites cages avec biberon, extrudés litière de copeaux de bois et les font reproduire à tout va sans ce soucier de la provenance des reproducteurs, de la morphologie ou de la santé.. etc…

Vous avez maintenant toutes les cartes en mains pour faire la différence entre un bon et un mauvais élevage.

Avant d’adopter…

Différentes personnes souhaitent adopter une ou plusieurs souris pour diverses raisons :

– elle ne demande pas un gros budget

– elle n’a pas besoin de beaucoup d’espace

– elle ne demande pas beaucoup de temps

– elle est un animal adapté aux enfants

Or ces différentes raisons sont souvent fausses.

– En effet, une souris ne coûte pas cher et on ne peut pas dire que les accessoires de base sont à prix exorbitants !            Mais il faut compter un habitat spacieux, une alimentation adaptée etc… Et il ne faut pas non plus négliger le  vétérinaire, la souris étant un animal assez fragile. Elles peuvent être victimes de pathologies diverses et peuvent aussi nécessiter une chirurgie par exemple. Alors bien que la souris ne soit ni un chien, ni un chat, elle reste un être vivant que l’on doit  prendre en charge jusqu’au bout. Si vous ne souhaitez pas ou ne pouvez pas financer un
vétérinaire spécialisé ainsi que des conditions de vie adaptées pour votre souris, alors n’adoptez pas.

– La souris ne mesure que quelques centimètres pour quelques dizaines de grammes. Donc elle est un animal de très  petite taille ! Mais ne vous fiez pas aux apparences. Bien souvent, les êtres les plus petits demande un certain espace  pour se dépenser et avoir des conditions de vie adaptées. La souris est une grimpeuse, il lui faudra donc un habitat avec  une certaine hauteur mais bien qu’elle aime l’escalade, elle passe beaucoup de son temps au sol. La base de l’habitat  n’est donc pas à négliger. Donc ne vous dites pas qu’une toute petite cage suffira à ses besoins…

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Cage d’1m de long, pour 1 à 6 souris

– La souris est plus ou moins indépendante, en fait tout dépend de l’individu. Deux femelles nécessiteront  moins de temps qu’un mâle seul par exemple, à qui il faudra consacrer du temps pour éviter l’ennui. Mais il ne suffit  pas de les nourrir et changer leur cage, non, elles ont besoins d’interactions avec leur maître, de sorties à l’extérieur de leur habitat… Ce qui demande du temps de la part de leur propriétaire.

– La souris n’est pas un animal adapté aux enfants. Tout d’abord par ce qu’elles demandent un certain budget, des connaissances pour que l’on puisse bien s’occuper d’elles. Le mode de vie de certaines est parfois opposé à celui de l’enfant et il faut savoir que ce petit rongeur n’est pas une espèce docile qui reste tranquille lors de la manipulation. Elle est plutôt très vive et curieuse de nature, il faut pouvoir la prendre en main… Chose que les jeunes enfants ne sont pas toujours capables de faire…

Ainsi comme pour tout animal, une future adoption demande une certaine réflexion mais aussi des renseignements auprès de sources de confiances et les bonnes questions à se poser pour savoir si vous êtes prêts à adopter.

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Alors, acceptez- vous de :
-Lui donner une cage, une alimentation, une litière et des accessoires adaptés ?
– Prendre plusieurs souris si ce sont des femelles et au contraire laisser un mâle seul ?
– Aller chez un vétérinaire NAC en cas de soucis de santé ?
– Passer du temps avec elles tous les jours ?
– Nettoyer quotidiennement la cage si cela est nécessaire ?
– Ne pas la réveiller le jour pour la voir ?
– Ne pas forcément avoir une souris câline ?
– Etre toujours présent si un enfant souhaite la manipuler ?
– La faire garder ou la prendre avec vous pendant les vacances ?
– Supporter l’odeur ?
– Et êtes vous sur de ne pas être allergique ?

Si tout est bon, foncez !

Où adopter ?

Le lieu d’adoption de votre future souris doit être mûrement réfléchi, en effet les conditions de vie et d’élevage sont différentes d’un lieu à un autre et cela peut avoir un impact sur les animaux, en général sur leur comportement ou leur santé.

Lorsque l’on souhaite adopter un petit rongeur, le premier lieu d’adoption qui nous vient en tête est bien souvent l’animalerie. Mais ici, nous sommes contre l’adoption en animalerie c’est pourquoi nous vous conseillerons de ne pas adopter là bas.

Mais si les animaleries sont déconseillées… Où adopter alors ?

Sachez que les animaleries ne sont pas les seules à proposer des petits rongeurs ! En effet vous avez de multiples choix concernant le lieu d’adoption de votre souris, les-voici donc ci-dessous :

• Les associations

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Oz, adopté via une association

Les associations récupèrent des animaux maltraités, abandonnés… En France, de plus en plus d’associations spécialisées en NACs ouvrent leurs portes et elles sont un lieu d’adoption. En adoptant là bas, vous permettez à l’animal de vivre une nouvelle vie. En association, avant la mise à l’adoption, les animaux sont soignés et socialisés. Vous connaissez son caractères, ses préférences puisque la généralité des rongeurs sont placés dans des Familles d’Accueil qui les connaissent alors comme leur poche et vous permet de mieux connaître l’animal et ses besoins. Les petits inconvénients de l’adoption en association sont le fait de tomber sur un animal peut être déjà âgé et qui a des soucis de santé dû à son passé, donc il est possible qu’il soit adopté mais sous traitement par exemple. En échange de cette adoption, l’association demandera une petite participation financière de votre part.

• Les élevages

Bien entendu, on parle de bons élevages qui élèvent des souris pour compagnie, qui travaillent la morphologie, le comportement, la santé de ces animaux et qui ont des reproducteurs de bonne lignée, sans tares. Ainsi ne prenez pas un petit particulier pour un bon éleveur parce qu’il a quelques souris d’animalerie et leur fait faire des portées. En France, nous avons la chance de voir l’élevage de la souris domestique se développer. Ainsi il n’est pas compliqué de trouver un bon élevage et on peut désormais faire appel au covoiturage si la distance entre chez vous et l’élevage se fait trop longue. Une souris d’élevage sera sûrement plus chère qu’une souris adoptée en animalerie ou particulier, mais il s’agira d’une souris bien dans ses pattes, plus costaude et issue de bonnes lignées sans tares génétiques.

dsc_1612• Le rehoming

Les élevages font souvent cela. Le rehoming consiste à replacer des reproducteurs âgés ou des souris destinées à la reproduction mais qui au final ne sont pas faites pour reproduire (« mauvaise » maman, de trop petite taille arrivée à l’âge adulte…). L’inconvénient est en effet qu’ils ne sont plus tout jeunes, ni trop vieux non plus bien sûr, mais cela permet d’avoir une souris d’élevage ayant un caractère bien défini, en bonne santé et qui n’a pas besoin d’être apprivoisée.

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Golden’s Blue Lagoon, dans sa nouvelle famille grâce au Rehoming !

• Le sauvetage

Vous pouvez également faire un sauvetage de souris, par exemple en adoptant chez un particulier élevant des souris comme proie (pour les reptiles) ou même dans un laboratoire, qui n’hésitent pas à céder leurs animaux. Ainsi vous sauverez un animal et lui apporterez une nouvelle vie. L’inconvénient, c’est de tomber sur des rongeurs plutôt craintifs et qui risquent d’avoir des soucis de santé à cause de mauvaises conditions de vie ou d’une mauvaise sélection.

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Taboo, issu d’un sauvetage

• Les particuliers

On trouve beaucoup de petites annonces sur le net, comme sur Leb*nc*in. Vous trouverez des particuliers qui replacent leurs animaux, par exemple une portée surprise d’une souris venant d’animalerie ou pour cause de déménagement, d’allergies… Adopter auprès d’un particulier, c’est souvent permettre à l’animal de vivre dans de bonnes conditions de vie. Par contre évitez absolument les portées voulues, ainsi vous ne cautionnerez pas les mauvais élevages.

Les animaleries

Quand on souhaite adopter un petit rongeur, les lieux que sont les animaleries viennent souvent en tête.

Nous sommes beaucoup à penser ou à dire que l’adoption en animalerie n’est pas conseillée, car :

– Les animaux vivent dans de mauvaises conditions de vie (cages minuscules, copeaux de bois, mauvaise alimentation…).

– Les vendeurs sont, en général, incompétents, et donc apportent de mauvais conseils.

– Souvent, mâles et femelles sont ensembles dans la même cage, on peut se retrouver avec une femelle gestante (et donc une future portée).

– Il y a des risques d’adopter un animal blessé ou malade.

– …

Ce qui n’est pas faux, malheureusement. Alors on conseille d’adopter dans une bonne animalerie où les animaux sont séparés par sexe, sur du chanvre avec des cachettes et jouets, dans des cages propres… Sauf que l’adoption dans une « bonne » ou « mauvaise » animalerie revient au même.                                                                                                     Effectivement, adopter en animalerie c’est sauver un animal. Ce n’est pas faux. Mais c’est aussi en condamner au moins une dizaine donc cautionner à la maltraitance animale en quelques sorte…

Pour comprendre cela il ne faut pas se diriger vers l’animalerie en elle même, mais la provenance de ses animaux. Vous êtes surement nombreux à avoir demandé la provenance des animaux, et on vous a gentiment répondu : « nous achetons les animaux auprès de bons éleveurs de la région »… Soit, une réponse fausse. Ne faites jamais confiance aux vendeurs…

Pour illustrer la triste réalité, voici une vidéo (on peut y voir des images choquantes, attention aux personnes sensibles)

https://www.youtube.com/watch?v=QQAwvIqV9E8

Il s’agit d’un « élevage » américain. Mais que ce soit en France, aux USA ou en Chine, la provenance des animaux adoptés en animalerie est la même. Tous proviennent d’élevages grossistes, ils y vivent entassés, Les femelles sont destinées à se reproduire dès qu’elles le peuvent, leur petits à peine ou non sevrés leur sont retirés pour être vendus aux animaleries, puis à force de se reproduire, d’allaiter, elles meurent d’épuisement (si ce n’est pas d’une blessure ou d’une maladie) et si ce n’est pas le cas et qu’elles ne peuvent définitivement plus se reproduire… elles sont de suite éliminées. Les animaux vivent dans des conditions inconfortables, mal nourris, mal abreuvés, ils marchent, vivent dans leurs excréments, ils se reproduisent alors qu’ils sont de la même lignée…

Pour donner un exemple, un éleveur grossiste doit vendre en moyenne un 50aine de petits rongeurs par jour pour pouvoir vivre de son métier. Même s’il le voulait, il ne pourrait jamais apporter de bonnes conditions de vie à ses animaux et ne peux non plus veiller sur des milliers de rongeurs en même temps. Donc il ne faut pas espérer un changement positif de ce côté là, et les lois n’interviendront pas non plus.

Les petits des « reproducteurs » sont ensuite vendus aux animaleries, puis adoptés. Ainsi lorsqu’on adopte là bas, on cautionne à cette maltraitance. Donc réfléchissez bien et pensez à ces animaux, considérés comme de simples biens… Surtout qu’il existe beaucoup d’autres choix permettant d’adopter.

Budget

Avant d’avoir votre souris, il vous faut prévoir les dépenses. Voici le budget de départ pour une souris, bien que le coût soit très subjectif suivant où vous vous fournissez, en quelle quantité (voir les différentes rubriques), ainsi que le nombres de souris à entretenir.

La cage : 60€

La cage de transport : 5€

Les accessoires indispensables : 40€

Autres accessoires, jeux.. : 50€

Litière : 10€

Litière(s) complémentaire(s), foin : 15€

Nourriture : 5€

Nid (mouchoir blanc sans odeurs) : 3€ pour toute une vie

Vétérinaire : 100€ par souris

Soit environ 280 euros à débourser avant d’adopter.
Compter également 100/200 € pour acheter litière, nourriture et parer aux imprévus au cour d’une année.